Joëlle Vincent
Peinture
Matiériste

Chaux, poudres de marbres et pigments s’écrasent et se lient sous le passage incessant des lames de métal.
Dans la matière, une ligne force l'horizon et s'enracine.
Des lieux, des impressions s'y accrochent, puis disparaissent, insaisissables.
Des terres se déchirent, des lumières éclatent et s’arrangent pour révéler un travail suggestif et poétique.
Bio

Née en Belgique en 1966, après un début de parcours chorégraphique et professionnel au Ballet Royal de Wallonie, une nouvelle direction est empruntée.
Différentes formations en peinture décorative comme en stucs traditionnels seront etudiés, en cours privés, aux Arts et Métiers et avec Maurice Mumenthaler.
Ces apprentissages mèneront à une activité d'indépendante, comme peintre en décoration pendant quinze ans.
Les enduit traditionnels italiens si particuliers pour leur infinie profondeur, ont progressivement été détournés de leur application murale, pour une œuvre picturale répondant d'avantage au besoin d'expression et de création.
Ces réalisations que l'on peut qualifier de matiéristes, sont exposées une première fois en 2006.
Elles sont marquées d'impressions de lieux et suggèrent de vastes paysages où se confondent et se tiraillent racines et influences diverses.
L'humain a peu à peu pris place dans l'œuvre. Bien que plus défini, il invite tout autant au questionnement, laissant une large place à l'interprétation du spectateur.
Actualité
EXPOS A VENIR
Prochaine exposition: La chapelle à Jodoigne en juin 2027
avec la collaboration du Centre Culturel de Jodoigne Orp-Jauche

EXPOSITION PERMANENTE GALERIE RAMAEKERS A OOSTUINKERKE - ZEEDIJK 486
Nouveau:
COURS D'ENDUITS FINS
3 Ateliers répartis en 3 demi jours
Ceux-ci permettent d'acquérir les connaissances de base d'applications des enduits, en réalisant un tableau
Lieu: Folx-les-Caves, avec le soutien du Centre Culturel d'Orp-Jauche.
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Contact:
Galerie
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Parcours
2022
- Galerie Ramaekers
- Kunstkring Holland
- Rodéart
- Tourinnes-la Grosse
2023
- Galerie Ramaekers
- Piscine 23
- Collection des oeuvres
de la province
- Cuest'Art Virton
- ProffondsArt Limal
- Tourinnes-La-Grosse
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2024
- Galerie Ramaekers
- Chambres avec vue, Gery Art Gallerie
- Kortemark
- Tourinnes-La Grosse
2025
- Galerie Ramaekers
- Aubange Bouleau
Bambou Baobab
- Piscine 25
- Brève
​
2026
- Galerie Ramaekers
- Braine-Le-Chateau
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2022
- Galerie Ramaekers
- Kunstkring Holland
- Rodéart
- Tourinnes-la Grosse
​
​​​2021
- Galerie Ramaekers
- Parcours d'Uccle
- Tourinnes-La-Grosse
- Exit 11
2020
- Galerie Ramaekers
- Alternatives Virton
- Espace Le Neuf Marilles
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2019
- Galerie Ramaekers
- OOkunst Kortemark
- Biennale de Gembloux
- Tourinnes-la Grosse
2018
- Galerie Marco Titucci
- Tourinnes-La-Grosse
- Virton: Cuest' Art
- Au Fil de l'Art - Walhin
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2017
- Galerie Marco Titucci
- Tourinnes-La Grosse
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2016
- Tourinnes-La-Grosse
- ProfondsArts - Limal
- La Halle aux Blés Durbuy
2015
- Tourinnes-La-Grosse
2014
- Au Fil de l'Art-Walhin
- Biennale de Jodoigne
- Borderline Jodoigne
- Tourinnes-La-Grosse
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2013
- Tourinnes-La-Grosse
- Chez Ariane Hecht à Nodebais
- Ici & Là à Rixensart
- Arts à Glabais
- Exposition-concert privé à Biez
- Galerie Punz'Art à Orp-Jauche
2012
- Xmas à Jodoigne
- Festival de musique de chambre,
Chapelle de Jodoigne
- Tourinnes-La-Grosse
- Fenêtre sur Mur à Jodoigne
- Les Balades Braivoises, à Braives Burdinne
- Randonnée des artistes Rixensart
- Gette Art à Orp-Jauche
2011
- Gette-Art, Orp-Jauche- Parcours d'artistes de Huy- Galerie Espace Venta à Liège- Tourines-La-Grosse
2010
- Les Ateliers Bibenbou à Jauche
- Tourinnes-La-Grosse
- Fenêtre sur mur, Jodoigne
- Au Fil de L'art à Walhain
- Gette-Art, àOrp-Jauche
2009
-Tourinnes-La-Grosse
- Fenêtre sur mur, à Jodoigne
- Les Ballades Braivoises
- Salon d'art Artibw, Lasne
- Arti-Pasta,Bruxelles
2008
- Les Causeries du Briot, Oteppe
- L'Erable Rouge, Waterloo
- Tourinnes-La-Grosse.
- La Ferme du Renard
2007
- L'atelier des Béguines,
Thorembais-Les-Beguines
2006
- Les ateliers Bibenbou, Jauche
Quelques mots de plus...
Etendue sur un support en bois, la pâte s’écrase et se lie en minces couches sous les passages du couteau. L’opération est renouvelée de manière aléatoire (quinze ou vingt couches de l’épaisseur d’une coquille d’œuf) jusqu’à ce que les strates superposées créent des effets de profondeur et de subtiles variations de couleurs. Ainsi, peu à peu, apparaissent des paysages comme saisis à mi-rêve, à mi-veille, dans une sorte d’entre-chien-et-loup indécis d’où on ne sait s’ils basculent du côté de l’aube ou du côté du crépuscule.
Saisissantes, ces compositions ! De vastes fresques auxquelles la ligne d’horizon, vigoureusement affirmée, impose une structure, un rythme, une « ambiance ». Ces horizons-là illustrent la locution familière jusqu’à perte de vue. A perte de réalité serait sans doute plus adéquat, tant ils semblent délimiter la part du réel et la part du rêve, l’enracinement profond dans la terre et l’évasion dans l’imaginaire.
Parfois, des arbres dressent leur silhouette sur l’estompe du ciel. Ou une clôture. Le plus souvent, les repères concrets sont rares. Dans les déchirements lointains de l’ombre et de la lumière, on croit deviner des étendues d’eau, des haies enneigées, des constructions en ruine… , mais il pourrait tout aussi bien s’agir de labours, de tourbières, de dunes… L’artiste évite d’imposer une vision unique. Elle suggère de fragiles harmonies où chacun découvre ce qu’il a envie de voir. Elle conduit l’imagination vers des réminiscences de lieux enfouis dans la mémoire affective. Paysages de nostalgie et de mystère, de solitude et de contemplation, de sérénité et d’inquiétude : de tels lieux ne sauraient s’inscrire sur aucune carte…
Joëlle Vincent, comme la plupart des artistes, capte des images fugaces – des moments d’émotion – et les restitue à travers le prisme flou et embué du souvenir. La marque la plus sensible de son langage plastique, sa seconde signature en quelque sorte, c’est peut-être l’effet d’estompe qui traverse ses compositions. Quoique bien tracé, le trait est rarement précisé jusqu’à son terme, comme si la réalité perçue se perdait peu à peu en traces imprécises, comme si elle se diluait en subtiles taches colorées que le glaçage final fait chanter. Il en résulte une sorte de palpitation, une charge émotive qui emporte l’adhésion.
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Michel Arnold pour la revue L'AREAW